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Eau et actualités
Les projets d’exploration et d’exploitation liés au gaz de schiste suscitent dans la population québécoise beaucoup d’inquiétude. Le ministre de l’Environnement du Québec a demandé au BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) de se pencher sur le sujet pour apporter un meilleur éclairage dans une perspective de développement durable de cette industrie. Le ministère des ressources naturelles du Québec a produit un document informatif (15 septembre 2010) sur le développement de cette industrie. Par ailleurs, l’EPA (US Environmental Protection Agency) mène présentement une étude sur la fracturation hydraulique. Du côté de l’industrie, l’Association pétrolière et gazière du Québec tente de rassurer la population. La contamination des nappes phréatiques est manifestement la préoccupation principale des populations visées.
La production du gaz de schiste n’est pas vraiment un phénomène nouveau puisque des gisements sont exploités depuis plus d’un siècle dans les bassins des Appalaches et de l’Illinois aux États-Unis. Les géologues tiraient jusqu’à présent partie des fractures existant naturellement dans la roche. De nouvelles techniques, mises en œuvre depuis une dizaine d’années, permettent de provoquer artificiellement ces fractures et d’exploiter des gisements jusqu’à présent inexploitables. Une partie du gaz est en effet stockée dans les pores de la roche. Les moyens mis en œuvre pour extraire le gaz sont coûteux, mais la hausse rapide du prix des énergies fossiles ces dernières années rend leur exploitation rentable. Pour obtenir une fracturation satisfaisante des roches, on injecte des quantités très importantes d’eau, additionnée de divers produits chimiques, à haute pression dans des forages horizontaux.
L’EAU ET LE GAZ DE SCHISTE
What is TEDX? TEDX (The Endocrine Disruption Exchange, Inc.) is the only organization that focuses primarily on the human health and environmental problems caused by low-dose and/or ambient exposure to chemicals that interfere with development and function, called endocrine disruptors.
LA TECHNOLOGIE D’EXTRACTION DU GAS DE SCHISTE (SHALE) PAR FRACTURATION
Potentiel pétrolier et gazier
Les bassins sédimentaires du Québec propices à la découverte d’hydrocarbures couvrent une superficie de plus de 200 000 km2. Ce territoire s’étend de la frontière avec l’Ontario jusqu’à celle de Terre-Neuve et du Labrador dans l’axe du fleuve Saint-Laurent. Carte détaillée
Document d’information sur le Développement de l’industrie du gaz de schiste au Québec
RAPPORT(S)
Risques reliés à la contamination de l’eau
Les procédés d’exploitation de cette industrie utilisent ou rejettent, lors des opérations, plusieurs substances chimiques dont certaines ont un potentiel toxique reconnu et qui pourraient affecter la santé de la population advenant une contamination de l’eau. Les connaissances sur la qualité de l’eau liée à l’exploitation du gaz de schiste sont fragmentaires. Des cas de contamination de l’eau souterraine (par des substances diverses) ont été rapportés dans la littérature et sont suspectés, mais non confirmés, être reliés à l’exploitation du gaz de schiste. La gestion des eaux usées paraît un enjeu important. Il a été impossible d’estimer le risque associé à l’exposition à ces contaminants de l’eau. Les premiers résultats préliminaires de l’étude exhaustive menée sur le sujet par l’Agence de protection américaine de l’environnement (US EPA) devraient être accessibles vers la fin de l’année 2012.
Tiré du Rapport préliminaire de l’INSP du Québec (14 janvier 2011)
PRODUITS CHIMIQUES UTILISÉS DANS L’EXPLOITATION DES GAZ DE SCHISTES
Forage en grappes
LIENS UTILES POUR MIEUX COMPRENDRE
Le Regroupement des organismes de bassins versants du Québec (ROBVQ) et plusieurs organismes de bassins versants (OBV) de la vallée du Saint-Laurent ont déposé un mémoire destiné au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), au sujet du développement durable de l'industrie du gaz de shale au Québec.
Le mémoire compte quelque 40 recommandations et pistes de réflexion visant un encadrement de l'industrie du gaz de shale. En plus d'aborder la gouvernance du territoire et l'encadrement législatif et réglementaire, le mémoire traite de quatre enjeux relatifs à l'industrie du gaz de shale, soit les captations d'eau, le procédé d'hydrofracturation, le traitement des eaux usées et des boues de forage, ainsi que la contamination potentielle de la nappe phréatique et des eaux de surface.
VIDÉOS ET DIAPORAMA INFORMATIFS
La technologie consiste à :
1- Forer verticalement un puits jusqu’à la couche de schiste, puis forer horizontalement dans le schiste.
À la hauteur des nappes aquifères, le puits est bétonné pour protéger les nappes.
2- Injecter à l’aide d’un camion spécialisé de l’eau sous haute pression additionnée de sable et de produits chimiques jusqu’au schiste pour le fracturer. Les grains de sable maintiennent les fissures ouvertes pour permettre au gaz de remonter dans le puits.
3- Recueillir le gaz naturel et l’entreposer dans un réservoir en surface, puis le transporter par gazoduc. L’eau et les produits toxiques pompés sont récupérés dans des bassins étanches de rétention (pits) pour traitement.
MÉMOIRE(S)
Hydrofracking - Diaporama (Powerpoint) obtenu sur le site web de l’EPA (US Environmental Protection Agency) contient beaucoup d’information sur les produits chimiques utilisés (Voir section vidéos et diaporama plus loin)
•La chaîne PBS (chaîne éducative américaine) a réalisé un reportage sur l’exploration gazière aux États-Unis. Pour le visionner, cliquez ici
•Pour accéder au site Internet du documentaire GASLAND, cliquez ici
• Hydrofracking - Diaporama (Powerpoint) obtenu sur le site web de l’EPA (US Environmental Protection Agency) riche en informations diverses.
•Gaz naturel et gaz de schiste (Wikipédia)
•Natural gas (Wikipédia)
•Shale gas (Wikipédia)
Pour en savoir plus sur les produits chimiques qu’on retrouve dans les exploitations de gaz naturel et leurs effets sur la santé humaine et animale.